Elles veulent aider les parents en difficulté

Pour aider les parents en détresse, l’association Les TRiCoTiNS attend un lieu et de l’argent pour lancer des permanences. 

« On répond à un besoin sur la santé mentale des parents ». Aline Abraham et Claire Mesnil-Pres sont déterminées. L’été dernier, elles ont créé leur association « Les TRiCoTiNS » dans le but de déployer des actions en direction des parents. « En Sarthe, il existe des services de périnatalité jusqu’aux 18 mois de l’enfant, mais plus grand-chose après, remarque Aline Abraham, présidente de l’association. Il n’y a pas de pédopsychiatre et les psychiatres sont surchargés. » 

C’est pourquoi, avec la psychologue Claire Mesnil-Ples, elles ont lancé l’antenne sarthoise « Les Pâtes au Beurre », un dispositif d’accueil collectif existant depuis 25 ans en France. 

Même pour les grands-parents 

Les deux Mancelles souhaitent proposer un lieu où les parents en détresse, en questionnement, pourraient venir échanger. « C’est inconditionnel, gratuit, anonyme et sans rendez-vous », pose la psychologue. Les discussions s’élanceraient autour d’une table, ou dans une cuisine avec des professionnels de santé, mais aussi avec d’autres parents. 

« Ce n’est pas une consultation », souligne cette dernière. « Ça permet de laisser circuler la parole, ajoute la présidente. C’est moins crispant que dans un bureau. » 

Si les jeunes parents, en difficulté après la récente naissance d’un enfant, sont conviés, ils ne sont pas les seuls. « Tous les parents sont les bienvenus, ceux d’ados et même les grands-parents, assure Claire Mesnil- Ples. Être père ou mère, c’est être en questionnement à chaque étape de la vie de son enfant. Il ne faut surtout pas laisser la situation s’envenimer mais plutôt sortir l’émotion. » 

« Il manque juste un lieu et des sous » 

Pour le moment, l’association compte près de dix psychologues et psychomotriciens dans ses rangs. « L’équipe est prête, il manque juste un lieu et des sous », indique Claire. De l’argent qui servirait à financer les professionnels de santé et un toit. Une cagnotte a été lancée en décembre 2024. « Nous sommes aussi en attente de subventions », précise cette dernière. En attendant l’ouverture d’un espace physique, une permanence téléphonique est mise en place. 

Lucas JARIAIS.

Aline Abraham (à gauche), présidente de l’association, et Claire Mesnil-Ples, fondatrice du projet. Ouest-France

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